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L’homme qui ébranlait Hollywood

lundi 14 juillet 2014, par comitecic

Avec Get the gringo sorti en 2012, Mel Gibson met au grand jour certains défauts où est tombé Hollywood depuis quelques années :

- avec les avalanches d’effets spéciaux, l’abandon des fondamentaux sans lesquels Hollywood n’est rien : Mel Gibson montre des duels, des bagarres, des morts en toute simplicité, nous ramenant aux sources du western et du film noir,

- derrière de prétendues audaces de scénario, des situations très conventionnelles : Get the gringo nous montre tout simplement ce que Hollywood s’interdit et qui est plus fort que ses comédies alambiquées ou ses aventures sophistiquées, un enfant qui fume pour oublier que le souteneur de sa mère lui enlèvera son foie un jour ou l’autre pour guérir sa propre maladie.

Bien sûr, les nostalgiques ne pourront que verser une larme d’émotion lors de la poursuite qui ouvre le film, si proche de celles de Mad Max. Mais la force du film ne vient pas comme dans Mad Max du désespoir de son héros : elle est dans son absence totale de peur et dans la sérénité qu’il inspire au milieu des situations le plus désespérées.

Contrairement à l’image que véhiculent ses détracteurs, Mel Gibson n’endosse ainsi nullement le rôle d’une brute sans limite : sa brutalité est au service de l’enfant martyrisé et de sa mère abandonnée. Comme toujours dans ses bons films, Mel Gibson dévoile à travers elle la différence entre les personnes qui respectent leur prochain et les autres : morale sans mièvrerie, réalité de la condition humaine.

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