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Hunger games plus beau et plus fort que Matrix

mercredi 2 mars 2016, par comitecic

Un critique très inspiré estimait que le premier film de la série des Matrix était un chef d’œuvre, les suivants n’étant que des productions de Joel Silver.

Cette morgue habituelle dans la critique cinématographique, et particulièrement en France, n’empêchera naturellement pas ce producteur excentrique et génial de laisser son empreinte sur le cinéma de la fin du 20e siècle. Pourtant il est vrai que Hollywood était ces dernières années à la recherche d’un nouveau souffle.

La série des Hunger games, tirée des romans de Suzanne Collins, produite par Lionsgate, firme américano-canadienne, après le rachat de Summit entertainment maison de production des Twilight, redonne espoir dans le cinéma américain devenu trop compliqué, trop surchargé d’effets spéciaux.

Les résistants des Hunger games vivent en sous-sol, comme ceux de Matrix, et sont entraînés par une figure qui leur redonne confiance dans la liberté. Mais les différences sont importantes :

- les ennemis de la liberté ne sont pas des robots, mais bien des hommes enivrés de pouvoir et utilisant la technique et les médias pour le conserver,

- la figure qui donne espoir ne tient pas sa force de dieux mystiques imaginaires : consciente de ses faiblesses, elle ose s’affirmer telle qu’elle est, et s’appuyer sur l’amour de ses proches qu’elle fait toujours passer avant elle,

- enfin la résistance ne vit pas dans des lumières blafardes et des ombres métalliques : son obscurité est parsemée de couleurs visibles à qui sait être attentif et patient.

C’est donc un complet renouveau qu’apportent les réalisateurs Gary Ross et Francis Lawrence, la simplicité du scénario permettant de concentrer l’attention sur la psychologie des personnages, la perfection des décors et des costumes mettant en avant l’humanité des acteurs Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson.

On retrouve l’inspiration du grand Robert Wise, dont le cinéma pur et élégant avait laissé la place dans les années 1970 aux productions beaucoup plus basiques mais tout aussi poétiques de Spielberg, Lucas,... et Silver. Hunger games sait être simple comme La guerre des étoiles et profond comme Star Trek. Hollywood est toujours là !

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